Paris le 1er Août 2026, Agents malades : Le gouvernement organise le recul de vos droits Une fois encore, les personnels de la Fonction publique hospitalière voient leurs droits évoluer dans un contexte où l’objectif affiché de simplification ne doit pas masquer une réalité : les agents continuent de payer le prix d’un hôpital en souffrance. Sous couvert de nouvelles règles relatives aux arrêts de travail pour raison de santé et au temps partiel thérapeutique, le Gouvernement poursuit une politique qui fait peser une pression croissante sur des professionnels déjà épuisés par les restructurations, le manque d’effectifs et la dégradation continue de leurs conditions de travail. Pour l’UNSA Santé Sociaux Public et Privé, la maladie n’est ni un privilège ni un abus. Lorsqu’un agent est en arrêt de travail, c’est avant tout parce que son état de santé le justifie. Dans les structures sanitaires, sociales et médico-sociales, l’explosion des arrêts est le symptôme d’une crise profonde : surcharge de travail, rappels sur repos, horaires dégradés, violences, épuisement professionnel et perte de sens. Si les nouvelles dispositions conduisent à une baisse de rémunération pendant les arrêts de travail, à des procédures plus contraignantes ou à un accès plus difficile au temps partiel thérapeutique, ce sont les agents les plus fragiles qui en supporteront les conséquences. Les personnels hospitaliers ne doivent pas être les variables d’ajustement des finances publiques. Le temps partiel thérapeutique doit rester un véritable outil de soin et de réinsertion professionnelle. Il ne peut devenir un simple levier de gestion destiné à accélérer le retour au travail sans garanties suffisantes pour la santé des agents. Ces mesures risquent d’avoir des effets pervers : L’UNSA Santé Sociaux Public et Privé rappelle que la meilleure politique de lutte contre l’absentéisme consiste à prévenir les risques professionnels, renforcer les effectifs, améliorer les organisations de travail et reconnaître enfin l’engagement des hospitaliers. Punir la maladie ne fera jamais reculer l’absentéisme. Investir dans les conditions de travail, OUI. L’UNSA Santé Sociaux Public et Privé restera pleinement mobilisée pour défendre les droits des agents, veiller à l’application de ces nouvelles dispositions et combattre toute mesure qui sacrifierait la santé des personnels au nom des impératifs budgétaires. Les agents de la FPH ne demandent pas des privilèges. Ils exigent le respect de leurs droits, la reconnaissance de leur engagement et une protection à la hauteur des missions qu’ils accomplissent chaque jour au service de la population. REF : Décret n° 2026-705 du 29 juillet 2026 relatif aux congés pour raisons de santé des agents publics civils et militaires. JORF n°0177 du 31 juillet 2026 https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2026/7/29/2026-705/jo/texte JORF n°0177 du 31 juillet 2026 P/o la Fédération UNSA Santé & Sociaux Public et Privé Le Secrétaire National Yann LE BARON
Douche froide…
PARIS 1er juin 2026 Douche froide… La réforme de la Protection Sociale Complémentaire1 dans la Fonction Publique Hospitalière2 marquait, pour la Fédération UNSA Santé & Sociaux Public et Privé, un tournant RH et financier fort pour les Agents des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux publics. Entérinée par le vote définitif du PLFSS3 2026, son entrée en vigueur était alors fixée au 1er janvier 2027 obligeant les Organisations Syndicales à un calendrier intenable et inique devant trouver son terme au plus tard le 15 juin. C’est-à-dire : faire en 6 mois ce que nos pairs avaient construits en 18 mois… Un travail de haute intensité a donc débuté et la Fédération UNSA Santé & Sociaux Public et Privé y a pris toute sa place. D’abord en signant l’Accord de Méthode4 puis, en assistant à tous les travaux qui ont d’ailleurs été suspendus au GT 10, le 19 mars 2026, à la demande unilatérale de l’administration faute d’arbitrages politiques et de Ministre de la Fonction Publique suite au départ du Ministre AMIEL5. Pour autant, la Fédération UNSA Santé & Sociaux Public et Privé a opéré des chiffrages et fait des propositions6 qui demeurent sans réponse à ce jour. Mais il est tristement notable que de négociations il n’y jamais eu d’ailleurs, Madame la Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, lors de son discours à SantExpo parle par deux fois de concertations7. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, notre Ministre de tutelle, son cabinet et l’ensemble des équipes de la DGOS8 ont fait ce qu’il était possible de faire face à l’Élysée, Matignon et Bercy qui manifestement n’apprécient pas les Hospitaliers. Le 29 mai 2026 annonce unilatérale d’une réunion, sans ordre du jour véritable, et là : c’est la douche froide… Plus qu’une douche froide, c’est même un « crachat aux visages des 1 200 000 Agents de la FPH » opéré lors d’une réunion ubuesque durant laquelle, outre l’injure, transpirait ce qui nous apparait comme un chantage odieux… L’annonce est faite et elle est sans appel : ce sera 400 millions ou rien… ET, si vous ne les prenez pas, ça pourrait être moins, et en l’espèce, 180 millions9. Une concertation sous la menace n’est plus une concertation et elle devient même honteuse 1 P.S.C. 2 F.P.H. 3 Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 4 Accord qui n’est pas respecté par le Gouvernement pourtant signataire 5 Devenu Ministre de l’Action et des Comptes Publics, il n’est toujours pas remplacé au jour de la rédaction de ce CP. 6 Proposition jointe au présent CP 7 Discours du 19 mai 2026 8 Direction Générale de l’Offre de Soins 9 Slide 10 point 4 de la présentation lors de cette réunion. quand, dans le même temps, en date du vendredi 22 mai 2026 était organisée une réunion façon raout ministériel aux fins d’annoncer 13 mesures « phare » dans le cadre du « Plan Santé des Professionnels de Santé ». Donc à 7 jours d’intervalle il nous est annoncé que la santé des hospitaliers est une priorité mais que la PSC ne sera pas au rendez-vous de l’histoire, ni à la hauteur des autres ministères et encore moins à celui des attentes des Agents. Le Gouvernement propose donc à ces mêmes Agents d’être mal remboursés et donc : mal soignés… Une belle manière de prendre soin d’eux ! Dans le contexte international et budgétaire nous comprenons l’urgence de soutenir nos forces armées (dont nous réclamons la transposition de la PSC) et la Fédération UNSA Santé & Sociaux Public et Privé apporte tout son soutien et témoigne de tout son respect à l’ensemble des Militaires et des Personnels civils du Ministère de la Défense. Pour autant, en matière de prévention de la santé et de protection sociale « une infirmière ne vaut pas moins qu’un militaire. » Elle ne vaut pas plus… MAIS certainement pas moins ! Et au travers des seules infirmières nous entendons l’ensemble des Personnels Ouvriers, Techniques, Administratifs et Soignants de la Fonction Publique Hospitalière. Il faut que le Président de la République Française et le Gouvernement entendent qu’il faut faire halte au massacre de l’hôpital… Halte aux fermetures de lits et de services, halte à la réduction des personnels, halte à la paupérisation intolérable de la santé de celles et ceux qui soignent ! La Fédération UNSA Santé & Sociaux Publique et Privé réaffirme avec force et détermination que la Protection Sociale Complémentaire et la prévoyance sont une priorité pour des métiers dont la sinistralité dépasse celle des métiers du bâtiment et dont l’attractivité est en berne années après année… La Fédération réaffirme et maintient sa proposition, à ce jour sans réponse, d’une PSC signifiante et opérante. Une PSC chiffrable et soutenable gage de la bonne santé de celles et ceux que nous représentons. Nous en appelons au courage politique du Président de la République Française et de son Premier Ministre que ne peuvent pas plus longtemps ignorer la souffrance des Hospitaliers, qui ne peuvent pas plus longtemps mépriser la santé des hospitaliers… Applaudis et sous les hourras politiques lors du COVID et de la pandémie, nous voici fort marris et sous le brouhaha budgétaire qui amoindrit. LA Fédération UNSA Santé & Sociaux Public et Privé n’exclue aucune action d’aucune nature face à ce déni total des prérogatives et missions des corps intermédiaires et des 1 200 000 Agents qu’ils représentent. Pour la Fédération UNSA Santé & Sociaux Public et Privé Le Bureau National, Fédération UNSA Santé et Sociaux Public et Privé B.P. 90023 – 75325 Paris 07 – Tel – Fax : 01 45 51 98 29 Mail : fdunsasante@orange.fr
Prime de service FPH
L’UNSA Santé et Sociaux Public et Privé porte
la voix du Pragmatisme dans un contexte financier particulièrement nébuleux !
Communiqué de l’intersyndicale CGT-FO-SUD-UNSA du 02 mai 2024
Paris, le 2 mai 2024. Nous, Organisations Syndicales Représentatives de la Fonction Publique Hospitalière CGT-FO-SUD et UNSA Santé Sociaux Public et Privé, réaffirmons ce 2 mai 2024 que suite à une reconvocation du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière portant acte du texte sur les ARM, que celui-ci, outre son inutilité, fait montre d’un déni du dialogue social total puisque le texte est représenté sans aucune modification et sans avoir tenu compte de nos propositions et revendications, compte tenu de la reconnaissance en tant que professionnels de santé des ARM ! Nous notons l’effort concédé d’une réunion multilatérale organisée préalablement à l’instance du 2 mai, mais dont les marges de manœuvre étaient tellement inexistantes qu’elle ne pouvait rien augurer d’autre que le boycott de ce jour. Nous, Organisations Syndicales Représentatives de la Fonction Publique Hospitalière CGT-FO-SUD et UNSA Santé Sociaux Public et Privé, affirmons ce jour que nous continuerons à siéger aux plénières des CSFPH, mais que nous sélectionnerons les groupes de travail proposés et ne ferons acte de présence que lorsque celles-ci feront sens et qu’elles seront susceptibles d’apporter des améliorations pour nos collègues. En dehors de ces marges de manœuvre et des propositions susceptibles que nous serions à même de faire, nous refuserons de siéger dans des groupes de travail dont l’objectif unique n’est que la mise en lumière d’un pseudo dialogue social qui n’apporte rien si ce n’est de cristalliser les craintes et les colères dans un contexte sanitaire, social et médico-social de plus en plus difficile. A nouveau ce jour 2 mai doit avoir lieu un temps d’échanges concernant la réforme des infirmiers et la réingénierie du diplôme de la profession… un temps d’échange. Mais on croit rêver ! Il ne s’agit pas d’échanger entre professionnels, il ne s’agit pas d’échanger entre Organisations Syndicales Représentatives et Ministère, il s’agit de travailler et de négocier ! Cette réforme annoncée le 2 mai 2024 est déjà un casus belli… puisque la véritable négociation s’est tenue en amont sans véritablement associer les Organisations Syndicales Représentatives, mais en faisant appel notamment aux étudiants IDE. Comment nos futurs jeunes collègues pourraient-ils travailler à la réforme de cette profession alors même qu’ils ne disposent pas d’un recul nécessaire par rapport à l’exercice effectif de la profession dans les structures ? Bien évidemment, leurs compétences et investissements ne sont pas à remettre en question. En revanche, nos interrogations portent sur la position des ministères successifs qui n’ont eu de cesse d’exclure les Organisations Syndicales au profit d’autres corps constitués, y compris ceux constitués sous l’apparat des réseaux sociaux. C’est pourquoi nous, Organisations Syndicales Représentatives de la Fonction Publique Hospitalière CGT-FO-SUD et UNSA Santé Sociaux Public et Privé, réaffirmons que nous ne laisserons rien passer et que nous continuerons à défendre sans cesse et sans relâche l’intérêt supérieur de la FPH et de celles et ceux qui la composent. A cette fin, nous saisirons tous les moyens mis à notre disposition pour faire entendre la voix de celles et ceux que le ministère ignore trop souvent. Contacts : CGT : Sylvie BARDIES 06 28 11 91 97 FO : Didier BIRIG 06 64 90 66 03 SUD : François RINGOOT 06 70 57 93 66 UNSA : Yann LEBARON 06 48 0738 47 – Karine HALGRAIN 06 37 46 59 54