Incendies ravageurs La Fédération UNSA Santé & Sociaux Public et Privé, au travers du présent communiqué, souhaite apporter son soutien total et incondi-tionnel au collègues sapeurs-pompiers, professionnels et bénévoles, qui luttent avec acharnement et courage contre les terribles incendies qui ravagent la nouvelle Aquitaine. Les sapeurs-pompiers, en première ligne, agissent et se battent dans des conditions extrêmement difficiles qui montrent, une fois encore, que le manque de moyens n’épargne personne. Nos pensées sont tournées vers celles et ceux qui paient, parfois de leurs vies, la lutte contre le feu et pour secourir la population. La Fédération UNSA Santé & Sociaux Public et Privé souhaite naturel-lement apporter le même soutien et le même respect à l’ensemble de la communauté soignante qui se mobilise avec une force et une dé-termination qui suscite l’admiration et le respect. Admiration et respect alors que le contexte social est tendu depuis de nombreuses années et que nous venons de traverser plusieurs épi-sodes difficiles de canicules extrêmes. Les personnels administratifs, techniques et soignants des secteurs public et privé bien que légitimement mécontent de leurs conditions de travail, de leurs rémunérations, du manque de considération et d’une PSC1 au rabais prouvent, une fois n’est pas coutume, qu’ils sont pré-sents et savent répondre lors de chaque crise au bénéfice de la popu-lation et des patients. Ainsi, dans des conditions parfois terribles, ils ont organisé, en lien avec la CRAPS2 et les services des préfectures, la réouverture de lits (plus de 200 sur Bordeaux et son agglomération et beaucoup d’autres sur les départements limitrophes dont la Dordogne), la coordination de 3 300 professionnels qui spontanément ont répondus présents. Mais se sont aussi des EHPAD3 évacués en urgence conduisant aux transferts de plusieurs centaines de résidents. C’est aussi la prise en charge de milliers de personnes déplacées en urgences vacanciers ou populations locales obligés de fuir devant les flammes sans compter les prises en charge nécessaires devant les in-toxications liées aux fumées et particules fines. 1 Protection Social Complémentaire 2 Cellule Régionale d’Appui et de Pilotage Sanitaire activée par les Agences Régionales de Santé en cas de crise sanitaire. 3 Établissement Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes Les urgences sont donc multiples et commandent à une immense compliance de tous les professionnels qui, comme les sapeurs-pompiers, pointent le manque de moyens qui conduit à l’épuisement de toutes et de tous. Malgré la grande réactivité et l’incroyable professionnalisme de toute la chaine du prendre en soins, les moyens manquent et les lits commen-cent à manquer. Les récits de collègues en larmes et épuisés se multiplient alors qu’ils gèrent les évacuations de leurs patients et résidents en laissant parfois leurs familles gérer leurs propres évacuations. A titre d’exemple, et malgré l’adaptabilité de tous les acteurs des direc-tions aux aides-soignantes, l’EHPAD de BEGLES manque encore de 36 lits qu’il va falloir trouver en urgence. Et ce type de situation se re-trouve partout. Dans de telles conditions la dernière digue tient… Elle tient contre toutes les avaries du COVID aux canicules en passant par les incen-dies les plus terribles depuis une génération… Mais, dans le même temps, pour quelle considération ? La Fédération UNSA Santé & Sociaux Public et Privé réitère son sou-tien total et inconditionnel à toutes celles et ceux qui luttent en ce mo-ment même, elle renouvelle son respect et son admiration pour les collègues sapeurs-pompiers. Mais la Fédération UNSA Santé & Sociaux Public et Privé dit au Gou-vernement qu’il n’est plus possible de féliciter et d’applaudir tous ces professionnels en période de crise pour les oublier le lendemain… A trop tirer sur la corde, un jour elle se casse… A l’issue d’un été dont on ne sait pas ce qu’il nous réserve encore, le Gouvernement devra se souvenir que les mots de respect et de consi-dération doivent se concrétiser par des actes de respect et de considé-ration. Cette concrétisation passera nécessairement par des moyens et un véritable travail de fond sur les rémunérations de celles et ceux qui sont en première ligne 365 jours / an, 7 jours / 7 et 24 heures / 24… Le temps du verbe est dépassé… Les politiques devront agir en res-ponsabilité. P/o la Fédération UNSA Santé & Sociaux Public et Privé Le Secrétaire National Yann Le Baron