UNSA Santé & Sociaux
Mouvement de grogne à la Clinique St Luc (67)

Mouvement de grogne à la Clinique St Luc (67)

A l'appel de L'UNSA Santé et Sociaux Public et Privé, des salariés du groupe hospitalier St Vincent ont décidé de faire gréve.

Au coeur des préoccupations, un besoin de reconnaissance et d'écoute, sur fond de problèmes d'effectifs et de conditions de travail.


L’UNSA Santé et Sociaux a déposé, vendredi 10 juin, un préavis de grève auprès du GHSV (Groupe hospitalier Saint-Vincent), géré par la Fondation Vincent de Paul. Des discussions ont été engagées entre direction et salariés, avec un temps fort ce lundi 20 juin. Deux rassemblements devant les cliniques Saint-Luc de Schirmeck et Sainte-Barbe, à Strasbourg, ont réuni représentants du personnel de l’UNSA et employés, afin d’échanger et d’émettre idées et propositions. La direction est allée dialoguer avec les personnels, à Sainte-Barbe.

« Des maillons essentiels de la chaîne de santé »
Au centre des préoccupations, tout d’abord un besoin de reconnaissance. Comme l’explique Martine Hoffmann, secrétaire du CSE, déléguée syndicale UNSA et secrétaire nationale chargée du privé pour la Fédération Santé et Sociaux public-privé UNSA, « les salariés ont traversé le Covid et ont pris conscience, réellement, qu’ils étaient des maillons essentiels de la chaîne de santé. Auparavant, ils en avaient moins la perception ». Et la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, d’après la déléguée syndicale, c’est la remise de médailles du travail, dans certains sites du groupe, directement dans les bannettes des salariés. « Ça n’est pas passé, pour certains… ». Manque de dialogue, « refus catégorique d’entendre les difficultés des salariés », l’UNSA trace un tableau peu amène du dialogue social au sein du groupe. « Les instances représentatives des salariés ne sont, aussi, plus entendues », estime Martine Hoffmann.

Un secteur hospitalier « en très grosse tension »

Sur ce point, le directeur du GHSV, Frédéric Leyret, affirme pourtant « entendre l’inquiétude de [ses] personnels. Le secteur hospitalier est actuellement en très grosse tension. Nous ne sommes pas épargnés ! ». Pour lui, le nœud du problème vient, tout d’abord, des problèmes de recrutement : « C’est là l’essentiel de nos difficultés, et cela crée encore plus de tensions, c’est vrai ». Frédéric Leyret dit

« partager également un certain nombre de ces inquiétudes » des salariés du groupe. Sur le terrain schirmeckois, on se dit, en revanche, « pas entendus. On nous demande toujours plus. On se sent méprisés… ».

80 % de personnels soutiennent le mouvement.
Ce lundi, l’UNSA atteste que 80 % des salariés ont dit soutenir le mouvement de grève et de grogne. Mais les soins ont toujours été assurés. Certains personnels affichaient, avec les moyens du bord, sparadrap et feutre, leur statut de gréviste sur leur blouse.

Les salariés pointent aussi du doigt la charge de travail et la gestion de l’absentéisme, pas assez efficace et pragmatique, pour cette dernière, avec une impression de tirer sur la corde. Frédéric Leyret répond que la direction « a pris des engagements » sur ces dossiers et qu’elle allait « les mettre en œuvre ».

Des coups de pouce financiers sont également sollicités par l’UNSA, qui pense que le groupe pourrait aller plus loin que ce qui a été envisagé.

Frédéric Leyret, en conclusion, souhaite poursuivre les discussions et dit être heureux, « pour le moment, que nous n’ayons pas à programmer de fermetures de lits, par exemple, comme c’est le cas parfois ailleurs ».

Un scanner transparent pour 2023.
Dossier important tout autant pour le GHSV, la clinique Saint-Luc et les représentants UNSA : le futur scanner, qui sera mis en service à la clinique Saint-Luc. « L’autorisation a été accordée, rappelle Frédéric Leyret. Nous sommes dans la phase de programmation. On va essayer de se projeter, en essayant d’être pertinents, notamment au niveau des locaux ». Du côté de l’UNSA, on critique le manque de transparence pour le déroulement de toutes les phases de l’opération. « On n’est évidemment pas contre l’installation d’un scanner à Saint-Luc, reconnaît Martine Hoffmann, mais on veut être informés et consultés, comme cela doit se faire, de l’intégralité du projet et du dossier ».

Ce scanner pourrait être installé à l’été 2023, estime le directeur du GHSV.

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